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En direct de l'ENDO – 21 juin 2010


 

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endo2010

EN DIRECT DE SAN DIEGO

Samedi 19 juin Ouverture du 92e congrès de l'ENDO

Pour le 92e Congrès de l'Endocrine Society l'équipe de rédacteurs du site sfendocrino.org vous donne rendez-vous tous les jours pour vous rapporter ce qu'il y a de plus neuf, de plus chaud sous le soleil californien !

Bonne lecture à tous
Philippe Touraine, l'ensemble des rédacteurs et Imothep

DIABETE

ACCORD, la suite mais pas la fin…

Présentée par Marie Saraval-Gross, CHU d’Amiens et Brigitte Delemer, CHU de Reims

L’étude ACCORD, interrompue en 2008 en raison d’une surmortalité dans le groupe « traitement intensif du diabète de type 2 » fait encore parler d’elle. Des analyses post-hoc ont été réalisées à partir des données recueillies auprès des 10 251 patients inclus. Les objectifs étaient de déterminer s’il existait un lien entre hypoglycémies sévères et mortalité, d’identifier les facteurs de ces hypoglycémies et d’étudier l’impact d’un contrôle strict de la pression artérielle chez ces patients. La survenue d’hypoglycémie symptomatique sévère est associée au risque accru de mortalité, mais ces hypoglycémies n’expliquent pas la différence de mortalité entre les deux bras de l’étude. En effet, parmi les patients ayant présenté au moins une hypoglycémie sévère, la mortalité est moindre dans le groupe « traitement intensif ». Les facteurs associés aux hypoglycémies sévères sont : le sexe féminin, la race afro-américaine, les patients avec niveau scolaire plus bas, les patients insulinotraités, ceux dont la durée de diabète est la plus longue, les patients porteurs d’une neuropathie périphérique ou prenant de l’aspirine. Concernant les 4 733 patients de l’étude ACCORD randomisés pour le traitement de l’hypertension artérielle, le groupe intensif a atteint son objectif à un an (PAS moyenne 119,3 mmHg). La survenue d’AVC est significativement plus basse dans le groupe « intensif » (p = 0,01).
En conclusion, un meilleur contrôle des facteurs de risque cardiovasculaires permet de diminuer l’apparition des événements cardiovasculaires. Les objectifs de contrôle de ces facteurs de risque doivent être établis globalement : il faut savoir être plus exigeant sur l’un des facteurs de risque si l’équilibre des autres est difficile. Lire la suite

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GONADES

Testostérone et sommeil

Présentée par Ingrid Allix, CHU d’Angers

La sécrétion de testostérone, à la fois pulsatile et nycthémérale, nécessite des processus physiologiques complexes. Des données épidémiologiques et de laboratoire ont montré une relation entre « l’architecture » du sommeil et les concentrations de testostérone. Les hormones gonadiques altèrent la respiration nocturne et inversement les troubles du sommeil peuvent supprimer la fonction gonadique. La CPAP (Continuous Positive Airway Pressure) améliorerait la fonction testiculaire. Des études interventionnelles ont étudié l’impact des androgènes et antiandrogènes sur le sommeil, la respiration nocturne et le vieillissement. De fortes doses de testostérone, chez le sujet âgé, altèrent le sommeil et la respiration nocturne. L’utilisation de plus faibles doses sur le long terme n’a pas le même effet et améliore la composition corporelle. Lire la suite

Testostérone et fonction sexuelle

Présentée par Ingrid Allix, CHU d’Angers

La dysfonction érectile est un symptôme dépendant de nombreux paramètres. La testostérone joue un rôle déterminant dans chaque étape du « cycle de réponse sexuel masculin ». La dysfonction érectile, un niveau bas de testostérone, les maladies métaboliques et cardiovasculaires sont étroitement liées et ont un impact sur la morbimortalité des patients. L’existence d’une dysfonction érectile doit susciter la recherche et le dépistage de comorbidités. La testostérone influence tous les comportements et attitudes sexuels. Une bonne entente conjugale est la pierre angulaire d’une activité sexuelle « épanouie », et s’accompagne d’un haut niveau de testostérone…Lire la suite

Testostérone : cause d’accident vasculaire cérébral ischémique et d’AIT ?

Présentée par Ingrid Allix, CHU d’Angers

Le rôle de la testostérone endogène circulante comme indice d’AVC et d’AIT chez les hommes âgés a été rapporté. Parmi 3 343 hommes âgés de plus de 70 ans sans antécédent d’AVC, ceux dont les dosages de testostérone totale et libre sont les plus bas ont une augmentation de l’incidence d’un AVC ou AIT (HR = 1,99 et 1,69). Un niveau bas de testostérone est un facteur de risques d’événements cérébrovasculaires. Les hommes présentant les critères diagnostiques d’insuffisance androgénique nécessitent une substitution. Lire la suite

HYPOPHYSE

L’acromégalie et les particularités de ses atteintes articulaires

Présentée par Brigitte Delemer, CHU de Reims

Les complications rhumatologiques dégénératives de l’acromégalie sont très fréquentes (70 % des cas). Elles sont responsables de la majeure partie des séquelles à long terme. L’objectif de l’étude est de décrire les spécificités des complications articulaires chez les patients acromégales bien contrôlés en comparant une cohorte de 84 patients avec des patients arthrosiques « banaux ». Les signes radiologiques observés sont différents entre les deux populations avec des constructions ostéophytiques importantes et avec préservation de la hauteur de l’interligne articulaire chez les patients acromégales. La fonctionnalité articulaire semblerait mieux conservée dans cette population avec nécessité de poser moins de prothèses articulaires en comparaison avec les patients arthrosiques. Lire la suite

Gare à l’adénome à GH qui ne parle pas

Présentée par Philippe Touraine, Groupe Hospitalier La Salpêtrière, Paris.

Les adénomes hypophysaires à GH sont souvent identifiés du fait de leurs conséquences cliniques (acromégalie). L’incidence des adénomes infracliniques révélés par un immunomarquage positif pour la GH à l’examen anatomopathologique, n’est pas connue. L’équipe de P. Snyder a repris rétrospectivement l’analyse anatomopathologique de 100 cas de patients opérés dans un contexte. Lire la suite

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MÉTABOLISME

L’aldostérone : le rein oui, le cerveau aussi !

Présentée par Marc Lombès, le Kremlin-Bicêtre

L’aldostérone : le rein oui, le cerveau aussi !
L’impact de l’aldostérone sur le système nerveux central commence à être mieux connu et ouvre de nouvelles perspectives dans le contrôle central de la pression artérielle.
L’aldostérone agit par l’intermédiaire de sa liaison au récepteur minéralocorticoïde. Ce récepteur est exprimé en concentration très importante dans les structures limbiques comme l’hippocampe où le ligand naturel est représenté par les hormones glucocorticoïdes. Dans certaines régions cérébrales, le récepteur minéralocorticoïde participe directement à la balance hydroélectrique et aux fonctions cardio-vasculaires. L’administration intracérébroventriculaire de doses minimes d’aldostérone chez le rat ou le chien augmente la pression artérielle de manière équivalente à l’injection systémique d’aldostérone. L’injection d’un antagoniste du récepteur minéralocorticoïde dans le liquide céphalorachidien bloque l’augmentation tensionnelle induite par l’aldostérone. Il existerait également une sécrétion locale d’aldostérone dans le système nerveux central.
Le récepteur minéralocorticoïde par son action centrale participe de façon majeure à la régulation de la pression artérielle. Une altération de la synthèse locale de l’aldostérone dans des régions spécifiques du cerveau pourrait conduire à une hypertension artérielle.Lire la suite

THYROÏDE

Controverses dans la prise en charge des dysthyroïdies pendant la grossesse

Présentée par Anne-Sophie Balavoine, CHU de Lille

Le traitement de l’hypothyroïdie diagnostiquée pendant la grossesse est recommandé pour des seuils de TSH de plus de 2,5 mU/l au premier trimestre et de 3 mU/l aux deuxième et troisième trimestres. Chez les patientes déjà traitées, il convient d’augmenter les doses de L-Thyroxine dès le diagnostic de grossesse en adaptant ensuite la posologie selon le dosage mensuel de TSH (objectif entre 1 et 2,5 mU/l) et de l’étiologie de l’hypothyroïdie. La prescription de L-Thyroxine chez les femmes euthyroïdiennes porteuses d’anticorps antithyroïdiens réduit leur risque de fausse couche.
L’utilisation du propylthio-uracile (PTU) dans le traitement de l’hyperthyroïdie chez la femme enceinte est remise en question. Ce traitement peut-être à l’origine d’une hépatotoxicité parfois fatale. Son usage (par directive du FDA) est donc restreint au premier trimestre. Un relais par MMI est à réaliser dès le début du second trimestre avec adaptation de la posologie selon les résultats du dosage de T4 réalisés tous les mois. Lire la suite

THYROÏDE ONCO ENDOCRINIENNE

Nouvelles thérapies dans le cancer médullaire de la thyroïde (CMT) évolutif ou métastasé

Présentée par Vincent Rohmer, CHU d’Angers

Parmi les cancers médullaires de la thyroïde sporadiques, 40 à 50 % sont métastatiques dès le diagnostic. Après la chirurgie, les cancers non guéris nécessitent s’ils sont évolutifs d’autres traitements. Les possibilités thérapeutiques actuelles reposent sur :
• la radiothérapie même si l’amélioration de la survie n’a jamais été montrée avec ce traitement ;
• la chimiothérapie Y90 DOTA TOC aurait montré des bénéfices en termes de survie (résultats à confirmer) ;
• la radio-immunothérapie est encore en cours de développement ;
• Les thérapies ciblées utilisant les molécules antityrosine kinase (TKI) représentent le principal espoir. Les réponses tumorales partielles sont observées dans 10 à 30 % des cas. Surtout la maladie reste stable avec ce traitement avec une absence de progression de la maladie observée dans 50 à 65 % des cas selon la molécule testée. Néanmoins, les effets secondaires constatés sont importants (cutanés, digestifs, cardiovasculaires, pulmonaires), aucune amélioration de la survie n’a été observée et les essais de phase III ne font que commencer. Lire la suite

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SURRÉNALES ET ONCO-ENDOCRINIENNE

Nouvelles approches dans le diagnostic et le traitement des phéochromocytomes (PH) et paragangliomes (PG)

Présentée par Antoine Tabarin, CHU de Bordeaux, hôpital du Haut-Lévêque.

Mise au point de Karel Pack sur les approches diagnostiques et thérapeutiques du phéochromocytome et paragangliomes. À retenir :
• Six facteurs imposent l’enquête génétique : âge < 45 ans, tumeurs multiples, tumeur extrasurrénalienne, forme maligne, histoire familiale, antécédent de paragangliome cervical.
• Possible augmentation de la prévalence du cancer du rein chez les individus présentant une mutation des gênes SDH.
• Intérêt du dépistage par immunoihistochimie sur la pièce opératoire des mutations des gênes de prédisposition (SDH, VHL, MEN) avant analyse génétique.
• Fréquence élevée des mutations prédisposant aux tumeurs chromaffines chez l’enfant présentant un phéochromocytome ou un paragangliome malin métastatique.
• Existence d’une zone d’incertitude diagnostique en cas d’élévation modérée des marqueurs biologiques dans le diagnostic des phéochromocytomes. Le test à la clonidine a une excellente sensibilité diagnostique.
• Le dosage de la metoxytyramine plasmatique a également été évoqué afin de mettre en évidence une sécrétion tumorale de dopamine.
• Dans le cadre de la recherche de marqueurs biologiques de malignité, le dosage de la carboxypeptidase E est un candidat sérieux actuellement à l’étude.
• Sur le plan thérapeutique, l’administration de MIBG marquée pour radiothérapie métabolique des formes métastatiques mériterait d’être reconsidérée. Lire la suite

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SOMMAIRE DES RESUMES

DIABETE
• ACCORD, la suite mais pas la fin… – 19/06/10

GONADES
• Testostérone et sommeil – 19/06/10

• Testostérone et fonction sexuelle – 19/06/10

• Testostérone : cause d’accident vasculaire cérébral ischémique et d’AIT ? – 19/06/10

HYPOPHYSE
• L’acromégalie et les particularités de ses atteintes articulaires – 20/06/10

• Gare à l’adénome à GH qui ne parle pas ! – 20/06/10

METABOLISME
• L’aldostérone : le rein oui, le cerveau aussi ! – 19/06/10

THYROÏDE
• Controverses dans la prise en charge des dysthyroïdies pendant la grossesse – 19/06/10

THYROÏDE ONCO ENDOCRINIENNE
• Nouvelles thérapies dans le cancer médullaire de la thyroïde (CMT) évolutif ou métastasé – 19/06/10

SURRÉNALES ET ONCO-ENDOCRINIENNE
• Nouvelles approches dans le diagnostic et le traitement des phéochromocytomes (PH) et paragangliomes (PG) – 19/06/10

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