Les statines : un facteur d'hypogonadisme ?

En comparant les taux de testostérone totale et libre (calculée), de LH, de FSH, le volume testiculaire et les symptômes d’hypogonadisme chez des patients consultant pour dysfonction érectile, un travail pose une question inédite : le traitement par statines est-il une cause d’hypogonadisme hypergonadotrope ?
L’obésité, le syndrome métabolique et le diabète de type 2 ont été associés ces dernières années à l’existence d’un hypogonadisme chez l’homme. Les statines fréquemment prescrites dans ces groupes de patients sont également susceptibles {via} la diminution du cholestérol d’agir sur la synthèse de testostérone. Les conséquences d’un traitement par statines sur les taux plasmatiques de testostérone sont cependant controversées. Corona, {et al.} ont comparé les taux de testostérone totale et libre (calculée), de LH, de FSH, le volume testiculaire et les symptômes d’hypogonadisme chez 3 484 patients qui consultaient pour une dysfonction érectile traitée ou non par statines (âge moyen 51,6 ± 13,1 ans, BMI moyen 26,4 ± 4,1 kg/m2).
Les patients traités par statines ({n} = 244) étaient significativement plus âgés, avaient un BMI, une prévalence de diabète et d’HTA plus élevée et des antécédents cardiovasculaires significativement plus fréquents. Après ajustement pour ces facteurs confondants, les taux de testostérone totale et de testostérone libre calculée étaient significativement plus bas et les taux de FSH significativement plus élevés dans le groupe traité par statines que dans le groupe non traité. Le volume testiculaire était significativement plus bas et la fréquence des signes cliniques d’hypogonadisme (Androtest score) plus élevée dans le groupe traité par statines. Les 244 patients traités par statines ont également été comparés à un sous-groupe apparié pour l’âge (± 4 ans), le tour de taille (± 2 cm) et les facteurs de risque cardiovasculaires. Les taux de testostérone totale et de testostérone libre calculée restaient significativement plus bas dans le groupe des patients traités par statines. Il n’a pas été montré de relation avec la dose thérapeutique ou le type de statines utilisé. L’influence du taux de cholestérol obtenu sous statines sur la prévalence de l’hypogonadisme reste à évaluer.L’obésité, le syndrome métabolique et le diabète de type 2 ont été associés ces dernières années à l’existence d’un hypogonadisme chez l’homme. Les statines fréquemment prescrites dans ces groupes de patients sont également susceptibles via la diminution du cholestérol d’agir sur la synthèse de testostérone. Les conséquences d’un traitement par statines sur les taux plasmatiques de testostérone sont cependant controversées. Corona, et al. ont comparé les taux de testostérone totale et libre (calculée), de LH, de FSH, le volume testiculaire et les symptômes d’hypogonadisme chez 3 484 patients qui consultaient pour une dysfonction érectile traitée ou non par statines (âge moyen 51,6 ± 13,1 ans, BMI moyen 26,4 ± 4,1 kg/m2).

Un effet significatif indépendant
Le traitement par statines semble donc avoir un effet significatif indépendant sur la fonction testiculaire et doit être considéré dans l’interprétation des bilans réalisés chez les patients. Les conséquences potentielles sur la spermatogénèse restent à évaluer.

Rédaction : Christine Cortet, Lille. D’après la communication de G. Corona OC 1.4 dimanche 25 avril 2010. L’auteur déclare ne pas avoir de conflit d’intérêt relatif à l’exposé présenté. Source SFE, avril 2010.
Source : 12e Congrès européen d’endocrinologie (ECE),
Prague, République tchèque
24-28 avril 2010
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