Groupe de travail de la SFE pour la prise en charge de la transidentité en France

Le groupe de travail SFE pour la prise en charge de la transidentité a été créé en 2022 à la demande du bureau de la SFE. Il est composé de médecins impliqués dans la prise en charge de la transidentité chez l’adulte (16 ans et plus), de régions différentes, avec un profil clinique et universitaire, hospitaliers et libéraux, afin de représenter de façon optimale la prise en charge nationale.

Les objectifs du groupe :

– Interagir avec les médias et les associations de patients, représenter la SFE lors de l’élaboration et la relecture des recommandations de l’HAS sur la prise en charge de la transidentité chez l’adulte et assurer un lien avec la SFEDP en ce qui concerne la prise en charge de la transidentité chez les mineurs.

 – Mise à disposition d’une cartographie des acteurs impliqués dans la prise en charge de la transidentité en France chez l’adulte (page réservée aux membres de la SFE).

– La diffusion d’informations, de possibilités de formations et communications sur la thématique de la transidentité grâce à cette mailing liste de personnes intéressées par le sujet.

– le développement de la recherche épidémiologique, clinique et translationnelle sur la transidentité, multicentrique nationale.

Recommandation HAS

Fiches Pharma

  • en cours de rédaction.

Articles de Référence

  1. Endocrine Treatment of Gender-Dysphoric/Gender-Incongruent Persons
    • Auteurs : Hembree WC, Cohen-Kettenis PT, Gooren L, Hannema SE, Meyer WJ, Murad MH, Rosenthal SM, Safer JD, Tangpricha V, T’Sjoen GG.
    • Source : J Clin Endocrinol Metab. 2017 Nov 1;102(11):3869-3903.
    • DOI : 10.1210/jc.2017-01658
    • PMID : 28945902
    • Note : Consensus de l’endocrine society concernant le traitement des personnes transidentitaires.
  2. Care of Transgender Persons
    • Auteurs : Safer JD, Tangpricha V.
    • Source : N Engl J Med. 2019 Dec 19;381(25):2451-2460.
    • DOI : 10.1056/NEJMcp1903650
    • PMID : 31851801
    • Note : Environ 0,6 % de la population américaine s’identifie comme transgenre. En fonction des préférences du patient, le traitement peut inclure un traitement hormonal (testostérone chez les hommes transgenres, œstrogènes et agents réduisant le taux d’androgènes chez les femmes transgenres), une intervention chirurgicale adaptée aux objectifs du patient et la préservation de la fertilité.
  3. Endocrinology of Transgender Medicine
    • Auteurs : T’Sjoen G, Arcelus J, Gooren L, Klink DT, Tangpricha V.
    • Source : Endocr Rev. 2019 Feb 1;40(1):97-117.
    • DOI : 10.1210/er.2018-00011
    • PMID : 30307546
    • Note : Le traitement d’affirmation de genre chez les personnes transgenres nécessite une approche multidisciplinaire dans laquelle les endocrinologues jouent un rôle crucial. L’objectif de cet article est de passer en revue les données récentes concernant le traitement hormonal de cette population et ses effets sur la santé physique, psychologique et mentale. Les recommandations de l’Endocrine Society pour les femmes transgenres préconisent l’utilisation d’œstrogènes en association avec des médicaments réduisant les androgènes. Le traitement féminisant à base d’œstrogènes et d’antiandrogènes entraîne les changements physiques souhaités, tels qu’une croissance mammaire, une réduction de la pilosité faciale et corporelle, et une redistribution des graisses. Les effets secondaires possibles doivent être discutés avec les patientes, en particulier ceux présentant un risque de thromboembolie veineuse. Les recommandations de l’Endocrine Society pour les hommes transgenres incluent un traitement par testostérone pour la virilisation, avec une modification de la voix, l’arrêt des règles et une augmentation de la masse musculaire ainsi que de la pilosité faciale et corporelle. Les options de préservation de la fertilité doivent être discutées avant toute intervention hormonale. La morbidité et le risque cardiovasculaire liés aux hormones du sexe opposé restent inchangés chez les hommes transgenres et ne sont pas clairement établis chez les femmes transgenres. Des tumeurs malignes liées aux stéroïdes sexuels peuvent survenir, mais elles sont rares. Il a été démontré que les troubles de santé mentale, tels que la dépression et l’anxiété, diminuent considérablement à la suite d’un traitement hormonal. Les études futures devraient avoir pour objectif d’étudier les résultats à long terme du traitement hormonal chez les personnes transgenres.

Standards de Prise en Charge

  1. WPATH, SOC 8

Formations Universitaires

  • DIU Accompagnement Soins et Santé des Personnes Trans
    • Aix-Marseille Université : Lien
    • Université Lyon 1 : Lien
    • Université de Lille
    • Université Paris Saclay : Lien
  • DU Prise en Charge de la Transidentité
    • Université Paris Sorbonne : Lien
  • DU Prise en Charge des Personnes Transgenres
    • Université de Rennes : Lien